Marie Jacinthe de Botidoux to Martha Jefferson (Randolph)

editorial note

The text that follows is part of what Botidoux referred to as one of her “journal” letters. The Editors have broken this manuscript, which spans nearly three months, into sections dated as Botidoux dated them, and grouped each transcription together with its translation. Unless otherwise noted, Botidoux’s original punctuation and spelling have been retained. Links to navigate from one dated section to another appear below.

To “journal” beginning 4 Nov. 1789To previous “journal” entry 21 Dec. 1789To next “journal” entry 1 Jan. 1790

30 Decembre [1789]

pour actuellement je ne peux pas dire qu’on ne me fait pas de Compliments j’en suis accablée par Le vte De mirabeau reellement Ma Chere tu ne peux te faire d’idée Combien il est aimable, Ce n’est point a Cause qu’il s’adresse à moi, mais vraiement il est impossible de dire de plus jolies Choses et plus agreablement, C’est au point qu’il fait oublier son desagreable personel et que si tu Le Connoissois tu Le prefererois au plus joli Cavalier, il est [. . .] de même avec toutes Les femmes ainsi il n’ya [. . .] on ne peut s’imaginer qu’il y ait de La preference quand on est Le sujet de ses Compliments, seulement Comme je suis democrate et Lui aristocrate Cela prête beaucoup plus à La plaisanterie aussi je ne fais que rire aux eclats quand je suis avec Lui.=il n’y a pas de Choses qu’on n’imprime Contre Lui, il va Lui même Les acheter et en plaisante Le premier surtout on pretend qu’il est toujours ivre parscequ’il est extremement vif, et tous Les jours Ce sont de nouvelles histoires qui Courent sur Ce pretendu defaut. samedi dernier j’ai diné avec Lui et son cher ami L’abbé Maury L’aristocratie et La democratie ont encore fourni Le sujet des plaisanteries. j’etois d’une gaieté folle, tu sais qu’une fois que je m’y mets je ris aux eclats Comme une franche provincialle, L’abbé Maury me disoit qu’il etoit desesperé de me trouver jolie parscequ’il me detestoit que j’etois un monstre & moi je Lui repondois sur Le même ton enfin après Le diner il a pretendu qu’il falloit m’exorciser pour chasser Le demon de La democratie, il m’a tenu Les mains pendant Long tems et M’a fait Mettre à genoux enfin il etoit un peu taquin (tu dois Connoitre Ce Mot) Moi qui etois autant en gayeté que Le jour du bal de mde gardner je riois de tout sans faire aucune attention j’oubliois à te dire que pendant toutes Ces folies il avoit pretendu qu’il falloit que Le vte me donna deux baisers pour chasser Le demon, Ce que, Comme tu Le peux bien imaginer je n’avois point trouvé necessaire, mais Le vte M’avois baisé La main deux ou trois fois L’abbé avoit voulu en faire autant Ce qui ne Lui avoit pas reussi. quelque tems après Cet abbé qui me tenoit toujours Les Mains m’a Chatouillée dans une, [. . .] j’avois fait auparavant tous mes efforts pour La retirer et que voyant qu’il ne me Lachoit pas je Causois M’etois mise a Causer avec Le Vte. n’entendant rien a Cela je ne me suis seulement pas detournée. Le soir après qu’ils furent partis Mr Dodun qui a près de 60 ans et avec qui je suis sans facon m’a dit en plaisantant que L’abbé etoit fort aimable mais qu’il ne falloit pas s’y fier, Comme j’etois prête à partir un autre a dit, peste Comme L’abbé est Vif! Cette exclamation m’a fait penser que reellement il L’avoit été un peu et que je n’aurois pas du souffrir qu’il me prit ainsi Les mains. a force de faire Mon exament Comme tu sais que Cela m’arrive toujours j’ai pensé à Ce chatouillement. sans faire semblant de rien j’ai demandé à D’havrincourt si Cela signifioit rien juges Combien j’ai été deconcertée quand elle m’a dit que C’etoit La même chose que de marcher sur Le pied. je me suis encore bien mieux repentie d’avoir été si gaye avec Ce Chien d’abbé Car pour Le vte il est extremement honnête. tout Ce dont j’ai peur C’est qu’il ne m’ait fait Cela qu’a Cause qu’il me voyoit si folle Le premier jour que je Le voyois. Des Cahaux Le voit quelque fois je Lui ai dit que si il Lui parloit de moi il falloit Lui dire que j’etois bien gaye pour voir Quelle mine il feroit, d’un autre Coté Comme il est extremement impertinent avec Les femmes Ce que je ne sais que depuis deux jours, il peut Me l’avoir fait pour voir si j’etois instruite. enfin ma Chere depuis que j’ai su Ce que signifioit Ce Chatouillement tu ne peux te faire didée Combien je suis inquiete de L’opinion que les deux Mrs ont pris de moi. je ne pourrois trop te rendre mes Conversations avec Le vte Car je suis si occupée de rire que j’oublie tout de suite Ce qu’il m’a dit ou au moins ses termes. aussi Le peu que je vais te rendre sera bien gâté—[. . .] Comment avec une figure Semblable peut-on être Democrate, Commencez donc par vous rapetisser Les yeux vous arracher Les sourcils et Les dents, vous ecraser Le nez vous balafrer Le tein & heureusement que vos parolles sont Le Contrepoison de vos yeux—sur Ce que je disois que je n’avois pas d’esprit, il m’a repondu qu’en me voyant on Le desireroit pour son repos—C’est surtout sur mes yeux qu’on me fait Le plus de plaisanterie, non en verité dit-il quelque fois je suis outré de voir des yeux semblables à une democrate, mais tout Cela d’un ton si agreable des termes si jolis et si a propos, [. . .] qu’il est impossible de Les rendre. ne Croiroit-on pas que je suis amoureuse de Lui de La Manière dont j’en parle? [. . .] il est tout simple que sortant de Chez Mde De vergennes ou on ne sait pas dire un mot mais seulement faire des farces dont je ne me mêle pas du tout Comme tu [Le sais] bien je trouve Charmant un homme qui sait Causer. d’ailleurs tu sais que jamais je n’ai pour ainsi dire Connu un homme qui eut reellement L’esprit amusant aussi je suis desesperée que ma sœur soit partie Car je ne Le verrai plus ou dumoins que très rarement—je Commence a me Lier avec descahaux L’aînée qui est bien aimable. pour Bath elle m’a dit L’autre soir qu’elle ne m’aimoit plus a Cause que je Lui faisoit trop de plaisanterie sur Le Cte De Vergenne. je voudrois que tu vis Le ton qui regne dans Cette maison de mde de vergenne, Ces dlles ne font que se Chatouiller et se battre avec les mrs. jamais on ne Cause je Crois que ils ont une fort bonne raison pour Cela C’est qu’ils ne le Sauroient pas faire. aussi j m’y ennuye passablement Malgré Cela mde De vergennes est si bonne femme et si honnête que j’y vais toujours—il y a une pensionnaire ici depuis 3 ou 4 Mois dont je Crois avoir fait La Conquête Ce qui me desespere très fort Car je Ne L’aime pas du tout elle Crie si fort qu’elle M’en Casse La tête et puis son amitié est un peu gênante Car elle reste des deux heures de suite Chez vous sans s’appercevoir qu’elle vous ennuye. C’est au point qu’il faut que je me retienne pour Ne pas Le Lui dire. j’ai beau chercher toutes Les defaites possibles, Couri toute La maison elle ne me quitte pas, enfin j’en suis excedée [. . .] Ce qui M’impatiente Le plus C’est qu’une fois qu’elle me trouve si je dis que je veux aller Chez quelqu’un, tout de suite. et moi aussi il faut que j’aille La voir. de maniere que je ne peux parvenir a voir descahaux que dans sa Charmante Compagnie Ce qui me desespere Car une de ses qualités est d’etre bavarde et Cela me gêne beaucoup avec Descahaux [. . .] à qui je parle assez Librement. ma Chere je Crois que je finirai par L’aimer à La folie Car je trouve quelle te ressemble un peu dans Les Manieres.=je ne te parle point politique parcesque j’imagine que Mr shurt donne toutes Ces Nouvelles à ton pere seulement je t’enverray Ce que je trouverai de jolis Livres.=Sieber M’a dit que son memoire n’etoit pas exact, il m’en a donné un autre que je te renvoye qui monte à 22 je Le Lui ai payé.=tu dois savoir que La flandre et Le [Hain]aut enfin tous Les pays bas autrichiens se sont revoltés et ont Chassés Les troupes de L’empereur à qui il ne reste plus qu’une ou deux villes dans tous Les pays bas Baizi est partie de Maniere que La pauvre Vinik se trouve tout a fait seule La chariere Couche dans sa Chambre—Les deux Descahaux sont a dans La Chambre ancienne de Bath vis à vis La Classe. Bath à pris Celle de rosette qui est à La Campagne Chez mde De Chavange. D’havrincourt et sa sœur sont aussi à La Campagne Chez Leur pere. il ne reste à La Classe que Laudan, Charière et Vinik qui n’y sont jamais, La petite D’orgemont et La petite Bellecourt et une autre americaine de près de 15 ans Laide a faire peur et je Crois un peu imbecile tu peux juger que tout est fort tranquille et que Charlottin n’a pas La peine de se facher une fois par Mois. en recompense ses appartements sont bien garnis de Ces femmes dont je te parlois L’autre jour. [. . .] Celle dont l’amant avoit sauté par la fenêtre en chemise son epée dans La main, a decampé de son appartement sans dire mot elle avoit fait enlever tous Les meublés meubles La nuit et Le Matin quand Mde De Virieux L’a envoyée Chercher pour La prier de payer il etoit trop tard, j’ai fait facher La [. . .] Chere Bath a Ce sujet, imagines toi que dans Les Commencements que Cette femme etoit ici Bath La voyoit Chez Mde Dabreuze d’olbreuze qui s’en est allée depuis 6 mois, avec sa facilité ordinaire Bath se Lia avec elle L’alloit voir presque tous Les jours faisoit des parties de spectacle de renelagh & enfin elles etoient inseparables, Bath me disoit souvent que C’etoit La plus Charmante femme possible très sedentaire ne voyant presque personne et passant La journée à Lire ou a travailler, tenez Bot. C’est une femme que vous aimeriez à La folie tout a fait dans votre genre, instruite, parlant d’histoires imaginez vous quelle m’a Cité plusieurs traits de L’histoire d’angleterre qu’en verité je ne savois pas. Lorsque Bath ensuite a été Chez Mde De Vergennes elle a Cessé tout de suite d’aller Chez elle, trouvant a s’amuser ailleur,—j’ai donc dit à Bath eh bien ma Chere voila votre bonne amie partie, Ma bonne amie (d’un air fort sec) il y a trois mois que je ne L’ai vue—oui mais tu m’as dit que tu Lui écrivois et puis n’étois tu pas extrement Liée avec elle Cet été—C’est vrai mais a present elle dit des horreurs de moi.—ma foi ma chere ta Conduite vis a vis d’elle n’a pas été assez honnête pour quelle en dise du bien,—mais je ne La Connoissois pas d’abord—C’est justement parsceque tu L’a Connue qu’il falloit La Menager puisqu’il n’y a rien de si dangereux que Ces femmes après avoir été 30 fois [. . .] chez elle 3 ou 4 visites faites a des tems differents auroient facilité une rupture decente et ne t’auroient pas fait grand tort. enfin j’ai fini par Lui faire un beau sermon sur sa facilité a se Lier sans Connoître Les gens & & au fait je Crois que La pauvre B. ne sachant pas s’occuper est fort embarassée de sa personne et se jette à La tête de La premiere qui Lui propose de sortir, tu peux juger Combien elle se fait prier puisque Mde La palun Lui ayant dit d’aller à La Campagne avec elle passer L’hiver elle avoit deja arrangé son voyage et je suis sure quelle L’auroit fait si Mde De La palun L’en avoit repriée d’après Cela il n’est point etonnant quelle voye si bonne Compagnie Ces sortes de femmes étant toujours Les plus honnetes. son Charmant frere va revenir très incessament il Lui écrit que Lady Musgrave est accouchée À Londre d’une fille qui se porte très bien mais elle1 est tres Malade son mari est avec elle=

editors’ translation

30 Decembre [1789]

At the present I cannot deny that I get compliments. I am overwhelmed with those from the vicomte de Mirabeau. Really, my dear, you have no idea how kind he is. Not just because he talks to me, but it is truly impossible for anyone to say prettier things and more nicely, so much so that he makes one forget his unappealing figure. If you knew him you would prefer him to the handsomest escort. He is the same with all women, so that you do not think that he is showing a preference when you are the subject of his compliments. The fact that I am a democrat and he is an aristocrat lends itself to much joking, and so I keep bursting out laughing when I am with him.=There is nothing against him that is not printed. He goes out and buys these attacks himself, and he is the first to joke about them. Above all he is said to be always drunk, because he is extremely lively, and every day new stories circulate about that supposed defect. Last Saturday I had dinner with him and his dear friend, the Abbé Maury. Aristocracy and democracy again provided the topic of the jokes. I was madly gay. You know that, once I get into it, I burst out laughing like a true country girl. The Abbé Maury told me that he was distraught to find me so pretty, because he hates me, I am a monster, etc., and I answered him in the same vein. After dinner he pretended that I needed to be exorcised to chase out the demon of democracy. He held my hands for a long time and made me kneel. Well, he was a little taquin (you must know this word). I was as merry as on the day of Mme Gardner’s ball, and laughed carelessly about everything. I forgot to tell you that, during these follies, he pretended that the vicomte must give me two kisses in order to chase out the devil, which, as you can well imagine, I did not find at all necessary. But the vicomte kissed my hand two or three times, and the abbé wanted to do as much, but failed. Some time later, this abbé, who was still holding my hands, tickled one of them. I had already tried very hard to remove my hands, but seeing that he would not let go, I started talking with the vicomte, ignoring the abbé and not even turning my head to him. The evening after they left, Mr Dodun, who is nearly 60 years old, and with whom I am at ease, told me in jest that the abbé was very nice, but that he should not be trusted. Just as I was leaving, somebody else told me: “What a nuisance! How bold the abbé is!” This exclamation made me think that he had really been a bit bold, and that I should not have tolerated him to take my hands like that. When examining my conscience, which you know I do all the time, I reflected about this tickling. Without pretending to know, I asked d’Havrincourt if it meant anything. Imagine how disconcerted I was when she told me that that was just like flirtatiously touching someone’s foot. I regretted even more my having been so merry with this dog of an abbé because for the vicomte, he is very honest. All I fear is that he did this to me only because I was so silly the first time I met him. Descahaux sees him sometimes, and I told her that if he spoke about me she should tell him that I was so merry only to see the look on his face. On the other hand, since he is extremely impertinent with women, which is something I have known only for the past two days, he may have done it to me to see whether I knew what it meant. Well, my dear, now that I have learned the meaning of this tickling you can have no idea how much I worry about the opinion that these two gentlemen have of me. I could never recount to you my conversations with the vicomte, because I am so busy laughing that I immediately forget everything he tells me, or at least his words. Also, the little I will give you will be well spoiled. “How can one be a democrat with such a face? Start first by shrinking your eyes, pulling off your eyebrows and your teeth, crushing your nose, scarring your complexion. Fortunately your words are the antidote of your eyes.”—When I told him that I was not witty, he answered that, upon seeing me, one would wish it to be so for one’s peace of mind.—People make jokes especially about my eyes. “No, truthfully,” he said, “sometimes seeing eyes like that in a democrat makes me furious,” but he said it so pleasantly, in such pretty terms, and with such good timing that I cannot give you a good account. From the way I speak, would you not believe that I am in love with him? It is easy to understand how coming out of Mde de Vergennes’s, where no one can put two words together and people only know how to play tricks (in which I do not get mixed up, as you well know), I find charming a man who knows how to talk. Besides, you know that I have never met a man with an amusing mind, so to speak. So I am disheartened that my sister is gone, because I will not see him anymore, or at most only rarely—I am beginning to strike up a friendship with the older Descahaux, who is very nice. As for Bath, she told me the other evening that she did not love me anymore, because I made too many jokes about the comte de Vergennes. I would love for you to see the atmosphere reigning at Mde de Vergennes’s. All these young ladies do is tease and fight with the gentlemen. We never talk. I think they have a good reason for that: they are unable to do it. So, I get quite bored. Despite that, Mde de Vergennes is such a good and honest woman that I keep going there—For the past 3 or 4 months a new boarder has been here whom I believe has fallen for me. This disheartens me very much because I do not like her at all. She is so loud that she splits my head, and her friendship is somewhat annoying because she stays with you for two hours straight without noticing that she is annoying you. It has reached the point where I have to keep myself from telling her so. I have run through the whole house looking for a possible escape, but she does not leave my side. At last, I am exasperated. What unnerves me the most is that if, when she finds me, I say that I need to go see someone, she replies right away “and I too must go see her,” so that I never get to see Descahaux but in her charming company. That upsets me, because one of her traits is to gossip, which bothers me greatly with Descahaux, to whom I speak rather freely. My dear, I think that I will end up liking her madly, because I find that she resembles you a little in her manners.==I do not tell you about politics because I imagine that Mr Short gives all such news to your father, but I will send you some books that I find beautiful.==Sieber told me that his bill was not correct. He gave me another one that I am sending you. I paid him 22.==You must know that Flanders and Hainaut, that is, all of the Austrian Netherlands revolted and chased out the troops of the Emperor, who is left with only one or two cities in all the Netherlands. Baisy has left, so the poor Vinik finds herself all alone. La Charière sleeps in her room.—The two Descahaux are in Bath’s old room across from the classroom. Bath has taken the one belonging to Rosette, who is in the countryside at Mme de Chavange’s. d’Havrincourt and her sister are also away in the countryside, at their father’s. There remain in the class only Laudan, Charière, and Vinik, who are never there, little d’Orgemont, little Bellecourt, and another American about 15 years old, frightfully ugly and, I believe, a bit slow. As you can see, everything is very quiet, and Charlottin does not bother to get angry even once a month. As a reward, her quarters are embellished with these women I told you about. The other day, the one whose lover had jumped out of the the window in his shirt, sword in hand, ran away from her apartment without a word. She had had all the furniture removed during the night, and in the morning, when Mde de Virieux sent someone to find her and ask her to pay the rent, it was too late. I tormented dear Bath about that. Imagine that when this woman started living here, Bath used to meet her at Mme d’Olbreuze’s, who has since left. With her usual ease, Bath became attached to her, going to see her almost every day, playing in Ranelagh-like masquerades, &, in a word, they were inseparable. Bath told me often that she was the most charming woman ever, always at home, seeing almost no one, and spending the day reading or working. “Look, Bot, she is a woman you would be crazy for, absolutely your kind, learned, versed in history. Imagine that she mentioned to me several facts about the history of England that, to tell you the truth, I did not know.” Then, once Bath went to Mde de Vergennes’s, she immediately stopped going to see her and found another place to have fun,—so I said to Bath: “Well, my dear! Your good friend is gone.” “My good friend?” she asked with a strained look, “I have not seen her for three months.” “Yes, but you told me that you were writing to her, and then, were you not extremely attached to her last summer?” “It is true, but now she tells horror stories about me.” “Upon my word, my dear, your conduct toward her was not so honest that she would speak well of you.” “But I did not know her at first.” “It is precisely because you got to know her that you should have dealt more carefully with her, since there is nothing as dangerous as these women after you have visited them 30 times. 3 or 4 visits, at different times, would have allowed more easily for a decent breakup and would not have done you great harm.” So, I ended up giving her a beautiful sermon about her readiness to attach herself to people without knowing them, etc., and, by the way, I do think that poor B., not knowing how to occupy herself, is very self-conscious, and throws herself in the arms of the first person who proposes to go out with her. You can imagine how hard it is to persuade her to accept an invitation. When Mde de La Palun invited her to spend the winter with her at her country estate, she had already arranged her trip, and I am sure that she would have gone if Mde de La Palun had asked her again. That she sees herself in such good company is no surprise, such women being always the most honest. Her charming brother is expected back any time. He writes to her that Lady Musgrave has given birth in London to a girl who is doing very well, but that she is very sick. Her husband is with her.

To next “journal” entry 1 Jan. 1790

RC (ViCMRL, on deposit, ViU: Botidoux Letters, # 5385-aa); partially dated; torn at corner; quotation marks in translation editorially supplied. Translation by Dr. Roland H. Simon.

taquin: a “tease.” dlles: “demoiselles.” Ranelagh (renelagh) was one of the most popular pleasure gardens in eighteenth-century London. Located on the banks of the Thames River, it was particularly famous for the concerts, balls, and masquerades held in its immense Rotunda (Warwick Wroth and Arthur Edgar Wroth, The London Pleasure Gardens of the Eighteenth Century (1892), 199–219).

1Manuscript: “elle elle.”