Octave Labranche to Nicholas P. Trist

Mon cher filleul

Mes enfans partent demain pour Philadelphie, et delà Se rendront à charlotteville, pour Se placer dans l’université; Se Sont deux jeunes gens qui ont déjà un beau commencement, ils ont assez de moyens naturels pour profiter, et obtenir même des Succès. J’ose espèrer, mon bon ami, que tu Seras leur mentor pendant le Séjour qu’ils feront dans ce pays, et que guidé par toi Soit dans leurs études Soit dans leur conduite, qu’ils feront des Sujets qui feront honneur aux états-unis.

Comme ils ne parlent pas bien la langue anglaise, je crois qu’il Serait nécessaire qu’ils l’etudient avant de Suivre les cours; d’ailleurs l’année classique est déjà très avancé. enfin tu feras pr eux tout ce que tu jugeras convenable, et je m’en rapporte entieremt à toi pr les diriger; comme ils n’ont pas encore une grande expérience dans les affaires, tu Seras1 obligé de leur donner Souvent des conseils. je leur ai donné un check de $800. Sur la banque de Richemond, je te prie de leur faire connaître de quelle maniere ils doivent toucher cette Somme; Soit en totalité, Soit en partie. la maniere dont ils doivent payer leurs proffesseurs &c: Adieu, mon cher Nicolas, porte toi bien, Sois heureux, ce Sont les vœux les plus ardens que forme Pr toi ton parrain et ami

Labranche

p.S. je te prierai de me donner de tems à autre des détails Sur leurs progrès et conduite.

editors’ translation

My dear godson

My children are leaving tomorrow for Philadelphia and will go on from there to Charlottesville to enter the university. They are two young people who have already made a good start. They have enough natural ability both to profit from and obtain success. I dare hope, my good friend, that you will be their mentor during their stay in that country and that, guided by you, whether in their studies or in their conduct, they will become subjects who will do honor to the United States.

As they do not speak the English language well, I believe it will be necessary for them to study it before taking classes. Besides, the year is already far advanced. In short, you will do everything for them you deem appropriate, and I wholly rely on you to give them direction. As they do not yet have much business experience, you will need to provide them with advice frequently. I gave them a check for $800 drawn on the Bank of Richmond. I beg you to let them know how to cash this sum, either in whole or in part, how to pay their professors, etc. Farewell, my dear Nicholas. Stay healthy and be happy. These are the most ardent wishes that your godfather and friend has for you

Labranche

P.S. I pray you to give me the details of their progress and conduct from time to time.

RC (NcU: NPT); endorsed by Trist: “Labranche 25 Juin 1825.” Translation by Dr. Roland H. Simon.
1Manuscript: “Sera.”
Date Range
Date
June 25, 1825
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